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2015-10-28T09:06:28+01:00

Ma vie qui a un happy ending

Publié par Tibida
Ma vie qui a un happy ending

Cela fait un moment que j'ai envie de faire cet article, mais je me retenais parce qu'il n'est pas très joyeux. Enfin, si, à la fin de l'article.

J'ai eu un début de vie pas très cool on va dire. Mes parents m'aiment oui, mais ils ne s'aimaient pas ou alors d'une façon très bizarre. L'année de mes neuf ans, je les ai perdus. Mon papa est décédé dans un accident de voiture (tout seul au beau milieu de la nuit.). C'était le jour de la rentrée scolaire et mon réveil fut des policiers qui m'annoncèrent que dorénavant j'étais orphellène de père. Neuf mis plus ma mère ne donna pas la vie, non elle décéda elle aussi. Une rupture d'anévrisme, qu'on m'a expliqué a cet âge-là comme étant une veine au cerveau qui a explosé. C'était à la fin du mois de mai, un jour scolaire. Il était midi et j'attendais ma maman. Elle n'est jamais venue, et je ne l'ai plus jamais vue. A la place c'est mon oncle qui est venu me reprendre. Il me disait que ma maman avait eu un malaise, mais je savais. Ca faisait déjà une semaine ou deux que j'étais angoissée à l'idée que des voleurs rentre dans la maison et la tue, et du coup nous dormions dans le salon, sur des transats.

Mon oncle je ne l'ai connu qu'au décès de mon papa. Avant ça je ne savais même pas qu'il existait. Alors lui et ma grand-mère ont décidés qu'ils allaient s'occuper de oi, me donner une nouvelle vie. Tout d'abord on me demanda si j'avais envie de rester dans la maison familiale, ou si je voulais aller dans l'appartement de ma grand-mère. J'ai choisi la maison. Et mon cher tonton et elle ont tout changé. Seule la cuisine est restée intacte. Tout ce que mes parents avaient fait ou acheté pour la maison, disparus. Nos chiens ? Euthanasiés parce que soit disant pas éduqués.A savoir qu'il y avait un shih-tzu dedans, et même pas éduqué, ça reste un tout petit chien. Mon chien. Mes chiens tous morts. Comme mes parents. C'est là que j'ai commencé à la détester mais j'étais trop perdue pour le comprendre.

Elle a tué mes chiens pour je ne sais quelle raison mais certainement pas celles qu'elle m'a donnée.

Je ne me rappelle pas vraiment des premières années de cohabitation avec elle. Je me souviens que quand je suis rentrée en secondaire ça avait déjà commencé. Il fallait que je fasse ce qu'elle me demande quitte a arrêter ce que j'étais en train de faire sinon ça bardait. J'avais onze ans. Et elle me disait que mes parents voulaient me mettre en pensionnat parce que je n'étais pas correcte, que je ne faisais rien et que je ne ferais rien de ma vie. Que j'étais nulle avec des oeufs en dessous des bras. Cette année-là elle a eut des problèmes cardiaques et a été hospitalisée. Et malgré qu'elle n'était pas tout le temps gentille avec moi, je l'aimais et j'avais peur de la perdre elle aussi. Je me rappelle qu'elle avait un compagnon avec qui elle a rompu parce qu'il avait repris pour moi. Je voulais qu'elle me fasse un câlin, elle m'a repoussée et lui l'a engueulée. C'était la seul personne qui savait ce que je vivais et qui a repris pour moi. Pour le reste des gens, j'étais la méchante parce qu'elle le disait et eux la croyaient.

J'ai réussi mon année, même si les élèves n'étaient pas sympas avec moi. J'étais traumatisée par ce que je vivais à la maison et eux le voyaient. Du coup j'en ai bavé là aussi. J'étais la fille différente, celle qui n'avait plus ses parents et qui était tout le temps malheureuse. Ils en ont profité, j'ai eu droit à des insultes, des menaces physiques et autres. Ma grand-mère le savait, et elle ne faisait rien. Pire elle en rajoutait me disant que je n'aurais jamais d'amis, que jamais un garçon ne pourrait s'intéresser à moi.

L'année suivante, mon oncle a décidé de me mettre en internat avec des nonnes. Je partais le lundi matin et revenait le vendredi soir. Mais ça n'a rien changé, ce qu'elle gardait en semaine, elle se faisait une joie de me faire un concentré pour le week-end. Bien vite, les élèves s'en sont aperçu et ça a recommencé comme l'année d'avant. Mais ce n'était pas pire. En fait rien ne pouvait être pire que ce que je vivais à la maison. Mais malgré tout je me suis faites quelques amies.

Cette année là, j'ai doublé. Du coup mon cher tonton qui n'était là que pour m'acheter des vêtement et des livres, m'a envoyée dans une école de bourges, les vrais, les purs. Je me souviens quand je su!is arrivée pur m'inscrire, je me suis demande où j'étais tombée. Deux filles étaient en train de parler de leur jeans et de combien ils avaient couté. Je suis retournée vivre à la maison en semaine. Puis ça a vite dégénéré et mon oncle me prenait que les week-ends. On a fait ça deux mois plus ou moins. Jusqu'a ce que je tombe malade, et qu'il ne me croie pas, il m'a emmené à l'école avec les fenêtres ouvertes. Ce jour là, ma grand-mère est venue me rechercher avec une des ses aides familiale, en même temps l'école ne voulait pas que je reste, j'avais 40 de fièvre.

Dans cette école c'était comme les autres, insultes, menace etc... tout ça parce que je n'avais plus mes parents, qu'a la maison c'était pas top et qu'en plus je n'étais ni a la mode, ni maquillée etc.. L'année suivante, je su!is devenue gothique pour qu'on me foute la paix. Et ça a plus ou moins marché, je leur faisais peur, du coup ils se tenaient à l'écart.

J'ai encore doublé. Et à la maison c'était de pire en pire. Les insultes étaient de plus en plus grave : mes parents ne m'aimaient pas, j'étais une pute, la fille du diable, démon et autres.

J'ai de nouveau changé d'école et là, miracle ! j'ai pu la choisir. Et enfin j'ai eu une scolarité "normale", je n'étais plus la seule bizarre. Mais voyant que j'étais heureuse dans mon école, ma grand-mère a mis les bouchées double pour que je sois très mal a la maison. Malgré tout, j'ai réussi les années qu'il me restaient (3) sans repêches, sans rien.

Ensuite je me suis inscrite à l'université, c'était ce qu'on attendait de moi. Et le lendemain de la rentrée, j'ai rencontré celui qui aujourd'hui partage ma vie, celui qui m'a sauvée. Et voyant que j'étais amoureuse, mais surtout que lui aussi, j'ai vécu l'enfer. Pendant un mois. Après, mon Prince Charmant m'a "ordonné" de venir vivre chez son père avec lui, le temps que je trouve un appartement. Je précise que ça faisait déjà deux mois que je cherchais. Je suis donc partie vivre chez mon beau-père, et ce fut le début d'une nouvelle vie. Je ne l'a voyais que très peu et l'avait au téléphone rarement. J'aurais bien voulu couper les ponts, mais comme j'ai dit plus haut, elle restait ma grand-mère et malgré tout je l'aimais, et donc pas moyen de ne pas m'en vouloir de l'avoir laissée seule. Et ça elle le savait, parce que comme une conne qui croit en sa famille je lui ai dit. Et là ce fut un enfer, je devais y aller tous les dimanches sinon ça n'allait pas, en quand j'y allais seule c'était atroce. Elle me critiquait, critiquait mon copain, me disait qu'il finirait par me quitter quand il aura vu qui j'étais vraiment. Elle a eut raison sur un point, il m'a bien quittée, mais pas à cause de moi. Mais là elle été heureuse, je me retrouvais seule dans un appartement qu'on louait tous les deux, seule comme elle avec nos deux chats. Cette période fut une des plus agréable entre elle et moi, elle était tout le temps gentille et là pour moi. Mais quand on s'est remis ensemble, elle attendait qu'une chose, qu'il me quitte a nouveau. Ce qui n'est pas arrivé.

Et aussi bizarre que ça puisse être, elle aimait vraiment mon amoureux, les dernières choses qu'elle eut dit, c'était qu'elle était contente, que c'était un homme bien et qu'il ne fallait pas que je le lâche.

Ensuite je suis tombée enceinte (c'était voulu), et nous sommes allés la voir pur le lui annoncer. On pensait qu'elle serait contente. Mais non. Je ne me rappelle plus trop de ce qu'elle m'a dit, mais ça a finit en moi qui suis partie en hurlant et en claquant la porte. Et elle aussi hurlait. Du coup quelque jours plus tard, je lui ai téléphoné. Et là elle fait genre la surprise. Et puis elle a cru qu'elle avait raccroché mais non. Une de ses voisines était là, et j'ai entendu leur conversation. Ma grand-mère lui a dit qu'elle était heureuse pour moi mais qu'elle ne me le dirait pas, et qu'elle espérait que mon enfant aie le même caractère de merde que moi et que je vive un enfer avec lui. La voisine évidemment allait dans son sens.

A partir de ce moment, si je ne l'appelais pas tous les deux jours minimum c'était la guerre. Si on n'allait pas la voir dès qu'on était libre, c'était la guerre. Et quand j'avais un rendez-vous chez le gynéco, elle me harcelait et menaçait d'appeler la police parce que je ne répondais pas. En même temps j'étais en pleine consultation, et elle le savait. C'était tout le temps comme ça.

Puis j'ai accouché. Elle s'est arrangée avec Monsieur pour venir. Et finalement elle est pas venue en disant que c'était moi qui ne voulait et qui avait tout fait pour qu'elle ne vienne pas. Ce jour là j'ai pleuré avec mon fils dans les bras. Mon oncle non plus n'est pas venu. Lui n'a jamais téléphone pour prendre des nouvelles, ne m'en a jamais demandé quand je l'avais au téléphone, ne m'a même jamais parlé de mon fils.

Cette année là, ma grand-mère a décidé de mourir. Par euthanasie. Et c'est moi qui me suis occupée avec elle d'aller chez le psychiatre etc... Elle croyait que comme elle voulait mourir, les médecins allaient le faire le jour-même. Elle a même euthanasié mes chats car pour elle ils étaient les siens. Après de longs mois d'attente, de stress et d'angoisse pour moi et d'énervement, de colère pour elle, ce jour est enfin arrivé. Le jour de sa mort, j'étais là. Et elle m'a engueulée une dernière fois, ne m'a rien dit de gentil, tout était pour mon amoureux. J'espérais vraiment qu'elle finirait par s'excuser de m'avoir autant fait souffrir, de m'avoir bousillé la vie, de m'avoir détraquée. Mais non. Elle m'a demandé un bisou, puis elle est morte.

Depuis, je vais un peu mieux. Même si j'ai du mal parce que je suis triste de ne plus avoir map grand-mère, celle qui était gentille avec moi, mais d'un coté je suis très soulagée de ne plus être forcée de la voir, de lui sonner, de lui mentir pour qu'elle se sente mieux et de ne plus recevoir des remarques acides. Et c'est très bizarre comme sentiment. Aujourd'hui nous sommes dans sa maison, et c'est enfin chez moi et plus chez elle comme elle aimait me le rappeler. Nous sommes chez nous, mais c'est toujours sa maison. Mais je n'arrive pas à me débarrasser de ses meubles, du papier peint, de rendre cette maison à notre image. Et même si je m'en suis sortie sans finir dans un asile, je vois quand même une psychologue qui m'aide peu à peu.

Et malgré tout, tout comme cendrillon, j'ai ma fin heureuse. J'ai un fils merveilleux, et un homme qui soulèverait des montagnes rien que pour moi. J'ai enfin une famille stable et heureuse. 

Et vous, avez-vous déjà vécu ça ? Ou quelque choses qui s'en rapproche ? Comment avez-vous surmonter tout ça ?

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